Les inconvénients du micocoulier : ce qu'il faut savoir avant de planter

  • Ecrit Par Jules
Les inconvénients du micocoulier : ce qu'il faut savoir avant de planter
Partager :

Le micocoulier attire souvent l’attention grâce à sa silhouette élégante et son feuillage dense. Beaucoup de passionnés le choisissent pour orner une grande propriété ou apporter de la fraîcheur en été. Pourtant, bon nombre d’inconvénients accompagnent cet arbre robuste qui peut causer des soucis inattendus au fil des années. Avant de succomber à ses charmes, il vaut mieux prendre le temps d’en peser les points faibles pour éviter de mauvaises surprises.

Les problèmes liés aux racines envahissantes

Lorsque l’on parle de micocoulier, le terme racines envahissantes revient fréquemment. Ces arbres développent un système racinaire très vigoureux. En grandissant, ils occupent rapidement beaucoup d’espace sous terre. Les propriétaires constatent que ces racines s’étendent parfois bien au-delà de la ramure de l’arbre et n’hésitent pas à explorer tous les recoins disponibles à la recherche d’eau ou de nutriments.

Ce comportement cause régulièrement des dégâts sur les fondations, notamment si l’arbre a été planté trop près d’une maison ou d’un bâtiment. Les racines peuvent provoquer des fissures dans les sols ou soulever les montants en béton. Les dégâts sur les canalisations enterrées ne sont pas rares non plus. Le micocoulier figure parmi les espèces capables d’endommager les réseaux souterrains, ce qui entraîne parfois des coûts de réparation importants.

Impact du micocoulier sur l’aménagement extérieur

Beaucoup apprécient la croissance rapide du micocoulier qui donne vite un aspect mature au jardin. Mais cette caractéristique pose aussi problème, surtout dans les espaces restreints où l’arbre devient trop imposant avec les années. Sa taille imposante n’est franchement pas adaptée aux petits jardins, car il risque d’occuper la majeure partie de l’espace disponible et de gêner d’autres plantations.

L’expansion du micocoulier dans un espace réduit peut véritablement poser souci, surtout lorsqu’il concurrence d’autres végétaux, limite la diversité du jardin et occupe tout l’espace disponible. Ce phénomène est particulièrement gênant pour ceux qui souhaitent conserver un équilibre entre différents types de plantes ou maintenir un agencement harmonieux autour de leur habitation.

Soulèvement des allées et terrasses : un effet secondaire courant ?

Face à la vigueur des racines, un autre souci apparaît : le soulèvement des allées et terrasses. De nombreux jardiniers ont eu la mauvaise surprise de découvrir leur dallage gondolé là où tout semblait parfaitement en place auparavant. Lorsque le sol est perturbé, certains aménagements extérieurs perdent leur stabilité initiale, poussant souvent à refaire une partie des installations.

Cet inconvénient se remarque particulièrement lorsque le micocoulier pousse près de chemins pavés ou de surfaces bétonnées. Les coûts associés à ces réaménagements renforcent l’image d’entretien coûteux ou contraignant liée à cet arbre, surtout pour ceux qui aiment profiter d’un jardin ordonné et sans tracas réguliers.

Une ombre excessive qui déplait à certains propriétaires ?

Grâce à son feuillage touffu, le micocoulier projette une ombre excessive en été. Cela apporte une fraîcheur bienvenue sous les fortes chaleurs. Pourtant, ce bénéfice se transforme parfois en contrainte dans les régions moins ensoleillées ou pour ceux qui souhaitent garder un espace lumineux autour de la maison. L’ombre importante nuit au développement de certaines plantes sous le couvert de l’arbre et réduit la luminosité naturelle sur une terrasse ou un balcon adjacent.

Des herbacées ou arbustes peinent alors à s’épanouir sous cet abri naturel. Pour ceux qui cultivent un potager ou cherchent à faire pousser une pelouse impeccablement verte, le micocoulier pourrait donc compliquer bien des projets. Ce paramètre mérite réflexion avant toute plantation, afin d’éviter les désagréments causés par ce grand rideau végétal.

L’aspect visuel et la question des fruits tachants

Si l’on pense généralement à la beauté du micocoulier, peu de personnes anticipent le revers de la médaille au moment de la fructification. Les petits fruits qui tombent chaque année peuvent être qualifiés de fruits tachants. Lorsqu’ils s’écrasent au sol, ils laissent des traces difficiles à nettoyer sur les allées, les terrasses ou même les voitures stationnées à proximité.

Cela oblige à un entretien régulier pour éviter les salissures disgracieuses. Dans beaucoup de cas, ces taches persistent malgré plusieurs nettoyages et rendent certains revêtements poreux pratiquement impossibles à rattraper complètement. Cet aspect n’est pas anodin pour qui souhaite conserver un environnement extérieur propre et accueillant.

Un entretien parfois fastidieux pour les propriétaires

Au-delà des interventions ponctuelles causées par les racines ou les fruits, le micocoulier exige une surveillance accrue année après année. Son port naturellement étalé demande des tailles fréquentes pour limiter sa progression et éviter qu’il devienne gênant. Ces opérations, loin d’être anodines, nécessitent du matériel adapté compte tenu de la hauteur pouvant atteindre vingt mètres chez les sujets adultes.

Il s’agit donc d’un entretien coûteux ou contraignant lorsque le jardinier doit solliciter l’aide d’un professionnel équipé pour organiser l’élagage de branches haut perchées. Tout cela ne va pas sans bouleverser parfois le budget et l’organisation des travaux au jardin. À long terme, la charge de travail générée par cet arbre finit par dépasser celle de nombreux autres végétaux ornementaux.

  • Surveillance constante des zones racinaires proches de la maison
  • Élagage fréquent pour contenir la taille imposante de l’arbre
  • Ramassage quasi quotidien des fruits en période de chute
  • Nettoyage minutieux des surfaces tachées par les fruits écrasés
  • Gestion des conflits d'espace dans les petits jardins où le micocoulier occupe trop de place

À qui le micocoulier convient-il vraiment ?

Malgré tous ces inconvénients, certains terrains s’accommodent encore du micocoulier. Un vaste parc, éloigné des bâtis et des canalisations, tire avantage de son port majestueux et de sa capacité à fournir de l’ombre. Par contre, pour les propriétés urbaines ou les petits jardins suburbains, la présence de ce géant cause souvent plus de soucis qu’il n’en résout.

La prudence s’impose donc avant de choisir ce type d’arbre. Mieux vaut bien évaluer la configuration de son terrain ainsi que les usages auxquels il est destiné. Une réflexion préalable sur l’entretien, l’impact des racines envahissantes ou les dégâts sur les fondations peut éviter de lourds travaux de correction par la suite. Le micocoulier demeure réservé à des contextes bien particuliers et impose ses conditions au décor environnant.

Partager :
AUTEUR
Jules
Rédacteur et testeur compulsif de tout ce qui se branche, se visse, se clipse ou se dévisse. Développeur du site maison-et-bricolage.fr et cobaye volontaire pour perceuses, aspirateurs, luminaires connectés et gadgets improbables. Toujours en quête du produit qui me simplifiera la vie (ou la compliquera, mais avec style).

Vous aimerez aussi